Suite de notre visite du Château de Bouthéon

Publié le par Lucie

Nous continuons la visite

du Château de Bouthéon

 

 

 

Suivez-moi pour la visite  du château.

 

Nous commençons par les extérieurs, puis l'intérieur où l'on peut admirer les plafonds, les cheminées, les caves contenant des objets très anciens et plus modernes comme le métier à tisser de Jacquard, avant de finir à la cuisine avec les spécialités de la région comme le beurre en barate, la fourme de Montbrison et les barabans (fleurs de pisenlits que l'on mangent soit en salade, soit cuisinés en omelette.

 

Bonne visite.

 


On finit par un peu d'histoire, suite au précédent article

En 1481, Marguerite de Brunant, (favorite de Jean II) vivait à Bouthéon avec son fils Mathieu de Bourbon dit le Grand Bâtard.

 

Les Preux du Roi :

Mathieu de Bourbon fait partie de la garde rapprochée qui protègent le Roi : ces neuf chevaliers s’appellent les Preux du Roi (le roi est Charles VIII). En 1493, Mathieu suivit Charles VIII dans les campagnes d’Italie pour le recouvrement du royaume de Naples. En 1494, Charles VIII s’empare de Florence et libère Pise de l’influence des Médicis. Au retour, le 6 Juillet 1495, Mathieu de Bourbon combat à Fornoue en Italie (entre Bologne et Parme).

 

Sur le sceau de Mathieu de Bourbon on peut lire : S. MATHIEU GRAND BATARD DE BOURBON SEIGNEUR DE BOUTHEON

 

Bouthéon devient une perle du Forez, l’égal de la Bâtie d’Urfé.

 

Avec Guillaume de Gadagne s’est poursuivie l’influence de la Renaissance Italienne sur le château de Bouthéon qui devient une perle du Forez.

En 1606, Anne d’Urfé fait l’éloge de ce château de Bouthéon.

 

Voici la description du poète Anne d’Urfé :

 

« La plus belle des maisons appartenant aux seigneurs du pays, est celle de Bouthéon, commencée par le bastard Matieu de Bourbon, fort somptueusement et depuis achevée par Messire Guillaume de Gadagne, seigneur dudict lieu, mais non pas en même somptuosité.

Cette maison est un peu relevée, qui lui fait avoir une très belle vue, et estre en un terroyer sec. Elle est forte, estant bien flanquée de quatre grosses tours, entre lesquelles il y a une, la plus belle de toute ceste plaine. Elle est faussoyée de bons grands fossés à fons de cuve, avec de bonnes et grandes casemates.

Elle a deux belles et grandes salles accompagnées à chacun bout de très belles chambres, acomodées d’arières-chambres, garde-robes et cabinets, et bref, bâties par ledit bastard Matieu, à la principauté. Il y a une fort belle galerie close, deux couvertes et terrasse sur le devant ; deux belles cours, un beau jardin et tant d’aultres commodités, que je serais trop prolixe à les conter. »

 

« Voici d’abord les beaux tapis de Smyrne et les riches tentures en haute lisse de Flandre qui couvrent le sol et les murs des grands appartements du rez-de-chaussée ou des chambres du premier étage.

Les tapisseries représentent des bestiaux et bocages ; là, des verdures et des bûcherons ; plus loin, l’histoire de Moïse ; ailleurs, celle de Pompée, ou bien celle de Noble-Cœur.

La chambre dite « des Gadagne », située au premier étage devant la grosse tour, est ornée à elle seule de cinq pièces de tapisseries (trois aunes et un tiers de hauteur), quoique la bordure du bas soit mangée par les rats. Dans la même chambre, un grand lit de cinq pieds et demi de largeur, garni de velours cramoisi avec broderies d’or et d’argent..»

 

En 1879, acquisition par Claude Coignet fabricant de rubans à St Etienne.

 

En 1880, il y fait des réparations importantes. Il reconstruit la grosse tour avant qu’elle ne tombe. 

Le toit est recouvert d’ardoises, mais il reste le lanternon du 17ème le puits avec ses 2 cariatides, de belles cheminées et un buste en marbre de la Bâtie d’ Urfé.

Il remplace l’escalier qui déroulait autrefois ses spirales dans la tour de la galerie par un bel escalier qui se développe sous les trois arceaux d’un grand vestibule.

Il met la cheminée de la salle à manger d’une hauteur de 2m50 ‘cheminée gothique monumentale provenant d’un manoir de Monistrol et au centre du manteau figurent les armoiries de son ancien propriétaire’.

Les tapis de Smyrne de 1641 sont remplacés par des mosaïques et des parquets.

Les salles du rez de chaussée ont conservé leurs grandes proportions d’autrefois ; les plafonds peints en grands compartiments carrés de diverses couleurs ont la même sobriété de bon goût et sont bien du XVIème et XVIIème siècles.

 

Mme Coignet  laisse le château  pendant la guerre 14-18 pour servir d’hôpital (maison de convalescence de 32 lits).

 

Le 4 Mai 1938, le château est vendu aux Hospices Civils de St Etienne au prix de 252.000 F avec les 10 HA de terrain.

 

En 1940, il abrite les réfugiés lorrains.

 

En 1961, il est acheté par M. Paul Grousset :  la toiture des communs est refaite.

 

En 1995, le château de Bouthéon devient propriété communale de la commune d’Andrézieux-Bouthéon.

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patriarch 24/04/2011 13:58



celui ci je connais, pour l 'avoir visiter lors d'un chantier o Montbrison.


 


Belles fêtes de Pâques chez toi. Bises de nous deux;



Caboamnope - Les Chats du Bocage 04/02/2011 02:19



Un seul mot : MAGNIFIQUE !


 





Miaou... miaou... miaou... miaou... miaou... miaou...


 



Aimée 22/01/2011 18:18



Ah !! Mon amie,je ne connaissais pas du tout ce chateau,c'est vrai que nous en avons beaucoup en France.


Merçi de nous l'avoir fait connaitre par tes explications et tes photos.


Bisous Lucie.Aimée



jeanine et rené 22/01/2011 08:12



bonjour chere Lucie, merci pour cette belle promenade au chateau de Boutheon, merci pour tes photos et tes explications, nous ne connaissions que le nom en passant par 'l'autoroute de Clermont,
nous esperons que tout va bien pour toi et les tiens, grosses bises de nous deux



la tite Annie 20/01/2011 21:09



J'adore tous ces beaux châteaux...


merci de nous faire profiter...


Gros bisous...